dimanche 6 octobre 2013

Un parti si bien EELV



EELV qui fut représenté brillamment par Eva Joly aux dernières élections présidentielles est un parti pas comme les autres qui se distingue par son intégrité. D’ailleurs, dans sa vie antérieure de juge, Joly comme un cœur, n’a jamais eu à poursuivre de petits hommes verts, tant ils sont irréprochables génétiquement.

  Aussi, quand Élise Lucet dans son excellente émission Cash Investigation consacrée au financement de la formation professionnelle et ses millions d’euros consumés, s’attaque à la gabegie,  on n’imagine pas une seule minute y  trouver les écolos mis sur le grill.

Comment ces verts qui demandaient en 2010 la création d’une commission parlementaire sur l’éventuel contournement de la législation sur les financements des partis avec la multiplication d'associations de soutien  aux personnalités politiques, pourraient-ils avoir mis leurs mains immaculées dans un pot de confiture génétiquement modifiée ?

C’est pourtant la thèse défendue dans l’enquête réalisée par Elise et les garçons de Cash Investigation.
Le Cedis, organisme de formation qui travaille avec  les écolos et qui fut dirigé, nous dit on,  une dizaine d’années par Jean Vincent Placé aurait versé entre autres petits cadeaux à EELV 75000 € pour l’achat de son siège parisien.

Jean Vincent Placé, ce chef décorateur qui a un gout très prononcé pour l’harmonie dans l’association des couleurs et qui s’est plaint récemment qu’il n’y ait que des petits blancs chez les verts ne s’en souvient pas ’’ c’est une somme si dérisoire, et il y a si longtemps’’. 

S’il a perdu la mémoire, on peut dire que Placé à pour une fois joué gagnant avec l’argent du contribuable, ce représentant éminent de la gôche olfactive toujours prompte à repérer les odeurs pestilentielles venues d’ailleurs ne semble pas avoir flairé le fumet d’un possible futur scandale politico-financier.

Son successeur à la tête du Cedis, Henri Arevalo, est franchement déstabilisé quand la pugnace Elise lui  lit une phrase contenue dans un procès verbal d’un conseil d’administration de son organisme en 2002  auquel il participait. Celle-ci porte sur la question de savoir si le Cedis a pour vocation de financer et la réponse est un franc et massif oui.

Interrogé par la police après les révélations sur les supposés petits accommodements avec la loi pratiqués par nos vertueux écolos, le voisinage se dit stupéfait « des gens si bien EELV, adeptes du vélib’, prônant le développement durable de leurs fiefs électoraux, discrets jusqu’à équiper leurs bureaux de toilettes sèches afin de ne pas déranger les voisins avec des sifflements de chasse d’eau »

Seul un grincheux, sans doute un peu facho sur les bords, abonné au Figaro,  émit quelques timides critiques à leur égard «  je n’ai rien contre le tri sélectif mais cela ne devrait pas les autoriser à ne pas me saluer quand ils me croisent dans l’escalier mon canard à la main »

Nul doute que la justice aiguillonnée par l’irréprochable Syndicat de la Magistrature se saisira de ce dossier afin de faire la lumière sur cette affaire qui ternit l’image,  jusqu’ici sans tache  de ce parti ‘’pas comme les autres’’       




vendredi 4 octobre 2013

Peillon pour lui, il en a besoin



Les écoles philosophiques sont fort nombreuses, Peillon aurait pu se rattacher à l’une d’elles mais trop imbu de sa personne qui est considérable, il a créé la sienne ‘’l’Impatience’’.

 Car Vincent est un homme pressé, trop parfois, tout juste nommé ministricule, il annonçait à la France médusée la réforme essentielle, la preuve tangible de son existence sur la terre: le passage de la semaine scolaire à quatre jours et demi à l’école primaire.

Quand on sait que dix huit mois après on a du mal à saisir le cap que nous fixe notre bien aimé timonier, on se dit qu’il y en avait au moins un dans l’équipe qui avait réfléchi avant de s’asseoir sur le fauteuil Louis XV  recouvert de cuir de bouc comme son maroquin ministériel.

Dans la foulée, il s’était déclaré en vrac, favorable à des cours de morale laïque, au raccourcissement   des vacances d’été et à la dépénalisation du cannabis. 

Cette dernière généreuse idée ayant provoque un tollé y compris parmi ses camarades  qui n’avaient pas saisi l’enthousiasme que ne manquerait pas de susciter chez nos marmots l’idée de  disserter sur « La laïcité garantit la liberté de conscience à tous», le pétard aux lèvres dans un état proche de l’inconscience.

Et pourtant, il la tenait cette  réforme unanimiste, plébiscitée de la droite à la gauche, par les parents, les syndicats. Dans un pays comme le nôtre, cette adhésion quasi-totale est inespérée, ce qui paradoxalement ne peut manquer d’inquiéter notamment en raison du flou régnant concernant les modalités d’application.

Comme l’ a énoncé en son temps une autre philosophe appartenant à la chapelle des sceptiques solfériniens, Martine Aubry, « quand c’est flou, il y a un loup ». 

Et patatras, Peillon qui s’imaginait en Jules Ferry de la Hollandie se heurte à des parents qui récupèrent leurs chérubins épuisés d’avoir fabriqué des cocottes en papier recyclable, activité  rebaptisée pour la circonstance Iris folding ou origami sous l’œil exercé d’animateurs à l’avenir incertain.

Ils peuvent jouer aussi à la balle au prisonnier ou dans les quartiers les plus chics au Kin-ball sorte de baudruche de plus d’un mètre de diamètre qui n’abime pas les yeux de nos chérubins et autorisent les myopes à participer à la fête.

Comme le professent nos humanistes, il ne faut pas stigmatiser les presbytes, les myopes, ni même les astigmates. Bien que sur le plan de la morale, il n’est pas certain que les premiers nommés fassent preuve d’une conduite irréprochable.

Mais il serait réducteur et partisan de laisser accroire au lecteur que les activités péri-solaires se résument à ces activités ludiques, il y a aussi des ateliers du vivre ensemble. 

Dans ceux-ci, l’on  s’interroge selon le blog d’une mère de famille, sur les préjugés, les clichés filles/garçons, où l’on acquiert les bonnes habitudes alimentaires etc.  Elle cite aussi la formation au tri sélectif sur laquelle j’émets une certaine réticence, cette expression pouvant n’être qu’une circonvolution langagière, une hypocrite habileté sémantique pour éviter de prononcer le mot racisme.

 Il faut sauver le ministre de l’Éducation, aussi Peillon pour lui pauvre pécheur, qui n’a fauté que par excès de précipitation, sans doute un peu par suffisance et aussi par manque de sagesse, ce qui est un comble pour un philosophe.


Cécile, la bernique hurlante



«On ne peut pas dire qu’il y a une catégorie de population où leur origine justifierait qu’elle ne puisse pas être intégrée et que leurs pratiques et modes de vie sont un dérangement pour leur voisin. Quand on dit cela, on est au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain»

Du flot d’inepties débitées par une Cécile remontée comme un coucou, charriant en même temps quelques déchets  syntaxiques venant polluer la langue de Molière, que devons nous retenir ? 

Qu’un maroquin vaut bien qu’on s’assied sur le pacte républicain ou qu’une bonne grosse colère bleue devant des parlementaires verts de rage est de nature à calmer les esprits échauffés par les propos d’un Mamère en furie.

Qu’on ne s’y trompe pas, notre Ministre du Logement, charité bien ordonnée commence par soi même,  en a trouvé un et n’est pas encore décidée à déménager. Contrairement à Batho qui a sombré corps et biens et dont le patronyme suggère qu’elle puisse être ballotée par les éléments, Duflot,  la bien nommée n’a pas l’intention de faire naufrage.

Les éléments, elle en est partie prenante, impétueuse, pas facile à canaliser, hurlante comme un vent à décorner un ombrageux taurillon catalan qui ne semble pas décidé à passer entre les mains expertes de l’équarrisseur en chef.  

Cécile, pareille à une bernique, ce gastéropode à la chair coriace, familier des estrans rocheux bretons, s’accroche à son rocher. Il faut dire à sa décharge, écologique cela va de soi,  qu’il s’agit d’un roc, très confortable avec une vue imprenable sur les prébendes et autres privilèges dus à nos élites républicaines.

Elle a aussi une santé de fer, elle qui souffrait de remontées acides, de nausées  devant la politique ignoble d’Hortefeux, si proche du racisme d’état, semble avoir trouvé un gastroentérologue compétent et une médication adaptée à son ‘’humanistite aiguë’’.

Bien sur, elle prend un peu de risques avec ses cordes vocales et ses nerfs en hurlant à tout propos ‘’Retenez moi ou je fais un malheur’’  et a parfois ses failles, ses blessures comme lorsque elle était au bord des larmes devant l’attaque d’un député sur les inopportuns gazouillis de son compagnon avant qu’on ait clos le bec du merle trop bavard.


Elle a tout de même le droit comme tout un chacun de préserver sa vie privée et de garder son ‘’Cantat soi’’.

vendredi 27 septembre 2013

Ne brisez pas nos icônes



Il est des semaines où la lecture de la presse  est un exercice particulièrement déprimant. Je ne parle pas des évènements dramatiques survenus au Kenya, ni même de la récente visite de notre président à Florange. Il n’est pas nécessaire d’ajouter l’emphase au tragique.

Tout juste évoquerai-je la scandaleuse garde à vue infligée à Nicolas Bedos  humoriste assermenté ‘’bienpensance’’ arrêté pour conduite en état d’ivresse dans le 2e arrondissement tandis qu’il zigzaguait en scooter. Il n’y a rien de surprenant qu’il ait continué son numéro de comique troupier en insultant copieusement les flics dont chacun sait qu’ils sont dotés d’un QI de poulpe mort.

Que je sache, un humoriste n’est pas tenu à respecter les 35 heures et s’il veut sortir des vannes supplémentaires fiscalisées à des heures indues, ce n’est pas le fisc qui s’en plaindra.

D’autre part, moi-même qui fut un ado rebelle, il m’est arrivé dans une circonstance particulièrement périlleuse de crier ‘’mort aux vaches’’ en traversant un pré tandis qu’un bovidé d’un quintal peu sensible à mon humour me coursait en oubliant sa nature végétarienne.

Non, les seuls qui peuvent éventuellement en vouloir au fils de l’icône de la beaufitude de gauche, ce sont les héritiers testamentaires du céphalopode pour atteinte à la mémoire d’un parent décédé.

Au tribunal, les avocats du ‘’fils de’’  feront valoir des arguments qui ne manqueront pas d’ébranler des juges affidés au syndicat de la magistrature. N’est-il pas le rejeton du Dupont la- Joie à la mode germanopratine comme le décrivait avec acuité Hervé Algalarrondo dans un de ses ouvrages.

Si j’ai été affecté par cette mise sur la scène publique de ce qui n’est, somme toute, qu’un sketch pas très inspiré, que dire de l’émoi ressenti en lisant des articles fielleux visant à salir l’honneur et la probité unanimement reconnus de deux immenses icônes du sport français : Lilian Thuram et Yannick Noah.

Comment cette Karine Lemarchand qui a trouvé son bonheur dans un pré transformé en stade de foot peut elle nous raconter cette invraisemblable histoire de violences conjugales où elle dit avoir été contrainte par l’ex footballeur à une rencontre brutale et forcée avec un frigidaire alors qu’elle n’avait ni soif ni faim.

Heureusement, le témoignage du frigo a complètement dédouané cet éminent membre du Haut Conseil à l’intégration, en même temps que l’infortunée Karine retirait sa plainte en confirmant que le choc avec le frigidaire était née de sa fertile imagination, et en convenant que celui-ci  n’était pas présent lors des faits  puisque retenu par l’encastrement conçu par le cuisiniste à cet effet.

Ainsi, notre humaniste aux pieds carrés put recevoir par le président, qui avait remplacé lui-même, au pied levé notre garde des sceaux excusée, l’insigne d’officier de la légion d’honneur.

A peine avait on recollé les morceaux de cette icône qu’une autre encore plus précieuse menaçait de se briser. 

Ce coup ci, une nounou au patronyme peu catholique, en tout cas imprononçable pour le bon chrétien que je suis, s’en prend violemment au seul français vainqueur de Rolland Garros, lequel ne s’en est pas remis depuis et a pris le chemin de l’exil en avion.

Outre son passé glorieux de tennisman, le grand Yannick a réussi une formidable reconversion de conseiller fiscal  du gouvernement en même qu’il poursuivait une magnifique carrière de chanteur arboricole et de danseur de claquettes aux pieds nus. 

La plaignante parlerait d’exploitation, d’esclavage pour décrire les quelques mois de travail auprès de Joalukas Noah. Je me garderai bien de prendre parti dans cette affaire mais comment concevoir qu’un artiste qui avait ouvert le fameux meeting de Bourget dans lequel Hollande avait dit son horreur de la finance puisse exploiter une pauvre employée.

Je me souviens toujours ému devant mon poste de télé quand il avait déclaré cette fameuse prophétie digne de celle de Martin Luther King en me tutoyant « Si tu veux changer les choses, votes François Hollande »  Je m’en veux encore de ne l’avoir pas écouté.

Alors, je le dis aux journalistes sans acrimonie mais fermement, ne brisez pas nos icônes.
 







 




mardi 24 septembre 2013

Paris est une fête !



Philippe Muray, le bienheureux repose en paix, loin du chaos, de la fureur et du bruit de la dernière techno parade même si  les trémoussements convulsifs d’une armée de  pseudo épileptiques menant  un combat sans pitié contre les tympans des gens ordinaires et emmenée par un jack Lang plus ‘’plus festif que moi tumeur au cerveau’’ provoquent des mini secousses telluriques susceptibles de faire tintinnabuler ses os en cadence à son squelette défendant.

Au moins aura-t-il échappé à la dernière trouvaille de la fille du père Delanoël qui grâce à un laboratoire d’idées très fécond  nommé ‘’Osez Paris’’ a sorti de sa hotte, une idée qu’on ose, nous aussi, qualifier de géniale car on n’est pas avare de superlatifs mais surtout parce que on n’est pas parisien.

« Il y a une idée qui me plait beaucoup c'est les 24 heures du périphérique. C'est à dire 24 heures de fête, métropolitaine, avec toutes les associations, les parisiens, les métropolitains. C'est quelque chose qui donne à la fois de la joie de vivre, de la gaité, mais qui est aussi symboliquement fort du vivre-ensemble que nous inventons tous les jours avec les Parisiens à Paris » a déclaré Anne Hidalgo qui ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin.

Ne peut-on imaginer les 72 heures de l’autoroute A6 un quinze août, les 6 heures du Tunnel de Fourvière et autres réjouissances autoroutières ?  

Il est à parier qu’avec son esprit chagrin, Muray, le fils du père fouettard  aurait raillé cette magnifique inspiration issue d’un travail acharné de milliers de contributeurs sur le web dans un mouvement citoyen de démocratie participative.

Comme Anne n’aime pas stigmatiser, les radars fixes et embarqués seront évidemment conviés à ce grand raout ainsi que les heureux propriétaires des derniers cités et en clôture de la réunion de son cercle de réflexion, la fille du père Delanoël consciente de ses insuffisances personnelles a conclu par cet aveu touchant « On est beaucoup plus intelligent quand on est nombreux »

Considère t-elle ses fans comme des insectes sociaux dont chacun d’eux constituerait une infime partie  constitutive d’un méga cerveau donnant naissance à une brillante intelligence collective ? 

Dans ce cas d’espèce, il semble qu’il faille s’interroger sur la qualité de la ruche probablement altérée par une pulvérisation inopportune de produits Monsanto ou agressée par des frelons asiatiques qui auraient fait perdre la raison à ses locataires. 

Néanmoins, l’implacable rouleau compresseur festivisateur est en marche écrasant tout sur son passage, broyant les cervelles les mieux faites, anéantissant le réel souvent glauque, pour faire place nette au monde fantasmé des bisounours. Anne, l’hidalgo-between entre le peuple parigot et les studios de Disney.

Décidément, comme l’écrivait avec une remarquable prescience Ernest Hemingway, Paris est une fête et la fille du Père Delanoël en sera son animatrice inspirée, son coach en noubas, sauteries et ribotes.

Que nos rocades, nos boulevards de ceinture avec leurs tristes embouteillages, leurs mornes bouchons, leurs déviations insipides vont nous paraître fades. Nous pourrons, nous les ploucs, méditer sur l’injustice d’être nés quelque part  même si comme le dit la chanson, c’est toujours un hasard. 

Et quand celui-ci fait bien les choses, nous aurions quand même, mauvaise grâce à nous en plaindre.