mardi 17 septembre 2013

Désir, le ‘’Harlem gobe trop tard’’ fait son show



Interrogé sur la dernière déclaration du nouveau sniper du PS évoquant les esprits munichois des opposants aux frappes sur Damas l’éloquent tribun du Front de gauche s’est contenté d’une phrase à la fois concise  et compassionnelle, ce qui lui ressemble peu, « Pff... Que puis-je vous dire de ce pauvre garçon ? ».

Ah non ! C’est un peu court Jean Luc, aurait pu lui rétorquer le journaliste qui s’attendait à une tirade cyranesque. Alors que l’on va bientôt célébrer le premier anniversaire de son élection à la Kim Jong-Il  à la tête du parti socialiste, on aurait pu espérer plus d’enthousiasme venant d’un ancien camarade de cordée.

En cette période où le chômage n’a pas encore inversé sa fameuse courbe, nous aimerions un peu plus de ferveur pour un militant méritant récompensé par l’attribution, même nord-coréenne, d’un véritable travail, lui qui n’avait connu à ce jour que la galère des emplois fictifs.

Il avait pourtant bien commencé sa période d’essai en prônant « le sursaut démocratique et la remise à plat de ce qui doit l’être » ça ne veut pas dire grand-chose mais ça ne mange pas de pain. Attentif à l’air du temps dépressionnaire sur le gouvernement suite à la tempête Cahuzac, il avait sorti de son holster de future porte flingue, une proposition choc : l’organisation d’un référendum sur la moralisation de la vie publique.

La morale, c’est son dada, son Amérique à lui, comme dit son cousin Camba, chantonnaient ses camarades un peu moqueurs. Le hic, c’est que cette idée suggérée par d’autres et reprise avec la force de conviction qui est la sienne avait été rapidement abandonnée.

Elle avait déplu au président normal qui se méfiait comme de la peste de ces consultations populaires qui ne servent que de réceptacles à la mauvaise humeur et aux mécontentements les plus divers.

Le problème d’ Harlem, c’est que faute d’avoir d’idées personnelles, il ingère celles des autres, les gobe, les avale sans réfléchir et les régurgite à contre temps ou trop tard, quand elles sont déjà déclarées périmées. Désir, c’est en quelque sorte le ‘’Harlem gobe trop tard’’ de la  politique spectacle.

Depuis, il a tenté de changer de registre, il utilise sa langue de bois brut pour défendre laborieusement l’action souvent contradictoire du gouvernement et ce n’est pas un exercice facile.

Drapé dans sa cape de Superman, il a  repris le rôle du sniper tenu par Frédéric Lefebvre dans la précédente série quinquennale, il ne propose plus, il défouraille à tout va, tire en rafales sur tout ce qui bouge à droite mais aussi dans les coins à l’extrême gauche et à  l’extrême droite.

Il n’oublie pas pour autant son statut de Père La vertu et d’arbitre des élégances, il fustige, tance Fillon qui aurait franchi le cordon sanitaire tendu en son temps par le parti socialiste, et rendu suffisamment élastique  pour propulser une trentaine de députés du FN en 1986 par la grâce du marionnettiste Mitterrand.

Récemment converti à la morale après avoir fauté et été sanctionné par la justice des hommes, Harlem se veut intransigeant et prosélyte. Son côté donneur de leçons évangéliste peut fatiguer  les sceptiques qui  doutent de la sincérité du nouveau catéchisé même s’il sait se montrer indulgent devant les turpitudes des ouailles de son église.

N’en déplaise à Mélenchon qui a le sens de la formule, nous estimons que, pour l’ensemble de son œuvre et sa brillante carrière et parce qu’il le vaut bien, Harlem qui à encore des désirs d’avenir   aurait mérité une argumentation plus charpentée que cette  réponse où on sent poindre sous la compassion une légère pointe de mépris.

C’est ce que nous avons tenté de faire modestement dans cet articulet afin de rendre justice à cet incompris trop souvent pourfendu par ses propres amis. «Il faut que nous retrouvions vite le Harlem Désir qui fit les beaux jours de SOS Racisme. Nous n’attendons pas de lui qu’il soit le porte-parole du gouvernement», déclarait récemment son ami et néanmoins concurrent Cambadelis. 

Sans doute avec un nouveau slogan ‘’Touche pas à mon poste’’

mardi 10 septembre 2013

La métamorphose des petits hommes verts



Personne ne semble s’en émouvoir, les médias sont quasiment muets sur le sujet, tous occupés à scruter les effets de manche et les coups de menton de Malbrough le vétéran de la guerre du Mali, pressé d’en découdre avec Bachar.

Et pourtant, la mue de nos gentils et pacifistes écolos  en furieux va-t-en guerre devrait nous interpeller. Le projet 2012 des écologistes qui prônait la non-violence comme mode de résolution des crises internationales serait –il jeté aux oubliettes.

On se souvient tous de la valeureuse candidate écolo à la présidentielle suggérant de remplacer le défilé militaire du 14 juillet par un défilé citoyen couplé avec la techno parade et la gay pride mis en scène par Philippe Découfflé.

Plus récemment, le compagnon de Duflot, frère du chanteur de Noir Désir se félicitait d’avoir laissé sa chaise vide  au dernier défilé de bottes sur les Champs Elysées tandis que nombre d’entre eux horrifiés par la sanguinaire Marseillaise  souhaitaient y substituer le champêtre ‘’ Colchiques dans les prés’’.

Changement de ton depuis l’envie pressante de l’ancien mou de punir le dictateur syrien. Tous les caciques du parti montent au front médiatique et rivalisent d’ardeur guerrière.

La sénatrice Esther Benbassa conclut son argumentation pro-guerre par un définitif « Une politique sans éthique mène à la ruine des nations»  Et toc. Son collègue Jean Baptiste, toujours bien placé devant les caméras, qui se dit totalement pacifiste nous délivre avec gourmandise sa sentence «Nous soutenons le président dans une réponse proportionnée et ferme »

Dans la foulée, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère et Pascal Durand soutiennent l’intervention en Syrie mais ils ne se contentent pas de cette enthousiaste adhésion. En spécialistes éminents de géopolitique, ils souhaitent revoir le droit de véto, voire l’abolir pour l’impétueux Dany le rouge, vert de rage,  afin de mettre un terme aux capacités de nuisance de la Chine et de la Russie.

On imagine que ces tenants du principe de précaution se sont assurés que les missiles que nous prévoyons d’envoyer gracieusement sur les Damascènes seront labellisés ‘’Bio’’ tous équipés d’ogives non génétiquement modifiés. 

L’objectivité nous oblige à constater que tous les petits hommes verts ne partagent pas l’humeur belliqueuse affichée par leurs pontes et ceci nous a amené à enquêter sur le changement de comportement des tenants du développement durable.

Et nous pensons avoir trouve la réponse dans la récente crise de la vache folle, autrefois  ce ruminant était un animal plutôt paisible, réservé et doué de raison.  Il ruminait toute la journée, surtout de l’herbe, sans doute  aussi des mauvaises pensées, mais n’en disait rien.

Jusqu’à ce que, à force de ruminer de la farine animale, il se mit à ‘’folleyer’’,  la clé de cette modification d’attitude résidait dans l’alimentation. Les autorités sanitaires de ce pays seraient bien inspirés de voir ce que l’on sert comme soupe aux cantines des assemblées à nos gentils élus verts.

Pour les deux ministres, le diagnostic diffère un peu, si les symptômes semblent très proches, et si l’idée d’aller à la soupe les séduit manifestement, c’est aussi  dans le comportement grégaire du mouton qu’il faut  chercher les raisons de cette  conduite déviante.

Nous pouvons légitimement nous inquiéter sur la progéniture que ne manquera pas d’engendrer tout ce petit monde endogamique qui a une fâcheuse tendance à se reproduire en vase clos et qui risque la dégénérescence à court terme.

S’il s’avérait que la soupe servie à ces élus avait été modifiée génétiquement, avec la complicité de Monsanto, nul doute que la métamorphose des petits hommes verts  serait irréversible.



vendredi 6 septembre 2013

Royal de Luxe



Marie Ségolène, la madone du Poitou-Charentes, reine du chabichou, nul n’a le droit de l’ignorer,  a des désirs d’avenir au contraire d’Harlem qui par ses déclarations intempestives obère gravement le sien.

 La récente sortie guerrière de ce dernier sur la Syrie, évoquant l’esprit munichois des membres de l’opposition a blessé  les supporters du Bayern tout en rassurant Franck Ribery puisque, c’est  Wikipedia qui nous en donne la définition, ‘’ L’esprit est constitué par l'ensemble des facultés intellectuelles ‘’.

Mais revenons à notre héroïne, après avoir escaladé la muraille de chine avec une bravitude qui a suscité l’admiration de tous les chinois, elle a buté sur l’élection de 2007. Ce fut une rude déception pour cette valeureuse candidate dont l’humilité n’est pas la vertu première.

En 2012, elle fut atteinte par un tweet dévastateur et finalement terrassée par une coalition d’électeurs ingrats qui aurait pu la laisser sur le carreau pour de bon. Mais elle le dit dans un récent entretien à un magazine : « J’ai subi une succession de frappes. Les gens m’ont vue souffrir, être trahie. Et résister. Je suis un personnage sécurisant ».

La résilience, c’est son secret, tout ce qui ne la fait pas mourir la rend plus forte. Comme elle ne peut plus compter sur des bataillons de fans énamourés comme lors de la campagne 2007, pour lui tresser des louanges, elle a décidé de s’auto-promouvoir et l’exercice est fascinant.

Elle explique son absence du gouvernement par des arguments imparables: « j'ai un charisme, de l'aura, du poids. Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre »  Et quand on fait de l’ombre à quelqu’un, c’est qu’on est infiniment plus grand. Marie Ségolène est donc une géante avec parfois des allures d’éléphante dans un magasin de nains de jardins.

Elle bouscule tout sur son passage, le marquis de Montebourg ? « Il se prend pour un acteur américain » Bartolone exécuté sur le champ « Ça n’aurait pas été mauvais pour le pouvoir que ce soit moi, la présidente de l’Assemblée. J’aurais fait vivre le Parlement » sa camarade Martine Aubry ? , « Je n’aurais pas dû me laisser voler le congrès de Reims. J’aurais dû imposer un rapport de force ».

Mais la plus belle saillie, elle l’a en son temps réservée à son ancien compagnon « Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction, assure Ségolène Royal au Figaro. Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ? ».

C’est vrai que la question peut paraître abrupte mais elle est néanmoins pertinente puisque je sèche lamentablement, à cette réserve prés qu’il a distrait quelques moments de son intense inaction politique pour s’agiter frénétiquement afin de lui faire quatre enfants. 

A moins, que comme le suggérait ses tenues virginales dans les meetings en 2007,  sa progéniture ait été conçue en l’absence du  péché de chair, une sorte d’immaculée conception qui sied si bien à la sainteté socialiste.

Bien évidemment toutes ces gracieusetés énoncées avec un sourire jocondien qu’elle arbore en toutes circonstances ne sont que menteries, fables, bobards, nés dans le cerveau fragile d’une jeune journaliste en mal de notoriété.

Il suffit pour s’en convaincre de lire le gazouillis expédié aussitôt après en contre-feu  « Chacun sait que ce n’est ni mon état d’esprit ni mon niveau de réflexion et ce genre de pseudo scoop est carrément médiocre »  Si ce n’est pas de l’humilitude, alors je m’interdirais désormais et pour toujours de néologiser.

Puisque les promoteurs du spectacle médiatique se mettent à recycler les politiciens devenus obsolètes, nul doute que Marie Ségolène dont l’immense stature ne doit pas laisser indifférent les responsables de la célèbre compagnie de théâtre de rue nantaise Royal de Luxe trouvera là une reconversion à la hauteur de son vertigineux niveau de pensée.
 

samedi 31 août 2013

Schwarzyvalls ou le syndrome de la baudruche



Ainsi, après nous avoir régalés tout l’été de sa musculature puissante et déliée, Schwarzyvalls se dégonflerait-il  comme une baudruche?  Pourtant, nous avons été sommés par des médias dithyrambiques coproducteurs de son show de nous pâmer devant ses apparitions percutantes et sa popularité stratosphérique.

Comme les candidates à Miss France doivent savoir s’exprimer, Monsieur Muscle lui aussi, sait employer les termes en adéquation avec ses biceps saillants et son menton acromégalique. Et comme il ne cultive pas que son corps, il a cultivé aussi sa différence durant la période estivale.

 «Moi ministre je suis aux côtés des Français et de nos compatriotes qui demandent de la sécurité et de la protection » a t-il seriné sur tous les tons. 

Il a ensuite saisi sa plus belle plume faisant, par la même, admirer son avant bras hypertrophié pour exprimer son désaccord musclé sur la réforme de la procédure pénale envisagée par la garde des sceaux en enjoignant au juge arbitre de trancher en sa faveur.

Dans cette missive il déplore nous dit ‘’Le Monde’’ que "la quasi-totalité des dispositions de ce texte [ait] fait l'objet de discussions, voire d'oppositions du ministère de l'intérieur". Il constate l’ampleur des divergences 

A la Rochelle devant un parterre de camarades qui lui faisaient remarquer une asymétrie  physiologique prononcée ou plus exactement une hémi hypotrophie corporelle gauche , il a promis d’y remédier en s’égosillant à la troisième personne  comme un vulgaire Alain Delon « Le ministre de l’Intérieur, il est de gauche, il est socialiste et il est fier de l’être ! Oui, l’islam est compatible avec la démocratie, oui, l’immigration est une chance, oui, Christiane Taubira est mon amie ! »

Vous l’aurez compris, notre schwarzyvalls n’est pas seulement un bodybuilder anabolisé mais aussi un remarquable danseur qui pratique admirablement la valls-hésitation et le tango : un pas en avant, deux pas en arrière, même si parfois il donne l’impression de ne pas savoir sur quel pied danser.

Tiraillé entre ses convictions et son ambition, il effectue avec une rapidité digne de Usain Bolt des allers-retours qui témoignent de sa parfaite condition physique mais finit par se ranger là ou sa soif de pouvoir le conduit.

Le juge arbitre n’a même pas besoin de gronder, de le recadrer que l’athlète contrit, remballe sa flatteuse anatomie, enfile sa chemise grise  et rejoint les bancs des bien-pensants qu’il fustigeait, il y a peu. 

Ce faisant, il donne raison à ses détracteurs qui prétendent que ce n’est que de la gonflette, que ses muscles volumineux ne servent à rien, tout juste de la rétention d’eau qui cherche tout simplement le conduit adéquat pour s’évacuer.

L’un de ses collègues aurait déclaré « Valls est utile à ce gouvernement car il disqualifie par sa seule présence le procès en laxisme qu'a longtemps instruit la droite» Une sorte d’idiot utile survitaminé dont on espère  quand même moins de moulinets dans les mois à venir et une plus grande discrétion .

Un autre match revanche semble se profiler entre les deux protagonistes de cette  comédie estivale sur le calendrier de la présentation de cette réforme. Forte de son succès, Taubira souhaite battre le fer quand il est chaud, le vaincu du jour, aimerait qu’il ne soit discuté qu’après les municipales.

Celles-ci pourraient constituer un test grandeur nature d’approbation ou de désapprobation de ces fameuses peines de probation.