samedi 19 octobre 2013

Faut-il protéger nos humoristes rabelaisiens ?



Le titre de cet article peut sembler mal venu, les humoristes ne semblent pas constituer une espèce en voie de disparition pour qu’il y ait nécessité de les protéger. Elevés en batteries par les deux gros producteurs que sont Ruquier et Debbouze, ils prolifèrent en semi liberté, nous font rire, sourire, ou nous laissent indifférents.

Pas une chaine de télé ou de radio sans son comique attitré, le créneau semble attirer une jeunesse qui se veut désopilante. Comme l’homéopathie, l’humoriste moderne, s’il ne fait pas de bien, ne fait pas de mal non plus, l’effet placebo fonctionne parfois, ce n’est pas forcement drôle mais c’est tellement ressemblant que  nous nous désopilons la rate, sauf les splénectomisés bien entendu.  

 Le tableau serait plutôt idyllique si quelques un d’entre eux, les plus ambitieux, une sous espèce plus sophistiquée, des comiques, philosophes parfois même écrivains n’étaient en butte à l’hostilité de leurs cibles, qui généralement n’ont ni le sens de l’humour, ni la hauteur de vue de leurs agresseurs.

 Ce sont les humoristes rabelaisiens dont l’individu le plus emblématique, le mâle dominant à la crinière blanchie par une exposition trop intense à la lumière des spots se nomme Guy Bedos. Dans une vie antérieure, il fut un comique très comique, mais ça, c’était avant qu’il ne devienne un des maîtres à penser de la beaufitude germanopratine. 

Depuis, il a délaissé les textes des autres pour enseigner à des spectateurs conquis et consentants, son catéchisme bienpensant labellisé ‘’ gauche morale’’,  pardonnez nous pour ce pléonasme.

S’il se laisse parfois aller à des insultes graveleuses et souvent sexistes envers des femmes politiques, de droite, de préférence, c’est parce que elles ‘’le valent bien’’ et qu’il s’inscrit dans une tradition rabelaisienne, ce qui justifie l’appellation d’humoriste rabelaisien.

Les quelques individus recensés, Christophe Aleveque, Didier Porte, Stéphane Guillon sont tous gauchers et manient pourtant, curieux paradoxe, avec dextérité les épithètes désagréables à bon escient. Le seul individu atypique, sorte d’aberration génétique, droitier de surcroit, Jean Marie Bigard est d’une vulgarité tellement consternante qu’on hésite à l’assimiler à cette famille de fins  lettrés. 

Pour Bedos père, catéchiser fatigue, prêcher use, le poids des ans se fait sentir, la vieillesse devient un naufrage  devant lequel même le patriarche Noé, un réputé sauveur de vieux cabots,  n’est plus d’aucun secours.

Mais nous devons lui savoir gré d’avoir porté si haut le flambeau de l’insulte humoristique, car nous le confessons, dans notre vie quotidienne et notamment en voiture, tout comme Monsieur Jourdain prosait sans s’en rendre compte, nous pratiquons un humour décapant pas toujours apprécié à sa juste valeur. 

Protéger les humoristes rabelaisiens équivaudrait à se protéger soi même de la vindicte de nos outragés et des poursuites judiciaires. On ne convoque pas Rabelais devant un tribunal.

Hélas, le rideau, titre du dernier spectacle de Guy Bedos va bientôt se baisser et comme un malheur ne vient jamais seul, nous avons droit désormais  à sa truculente progéniture. On le dit plus fin et moins atteint d’un tropisme gaucher, plus œcuménique, plus imaginatif, moins sectaire dans ses insultes.

S’il peut être drôle dans ses chroniques, il l’est beaucoup moins quand il doit soumettre dans l’émission ‘’Au Field de la nuit’’ son impérissable œuvre littéraire ‘’Le journal d’un mythomane’’ à la critique d’une jeune étudiante pas aussi enthousiaste qu’il conviendrait devant un tel prosateur.

L’impertinente a eu droit alors à une envolée coprolalique à son endroit nous faisant  penser au syndrome de Gilles de la Tourette, il a brillamment conclu en lui suggérant de « s’enfoncer le micro dans le fondement ». Ce fut un inoubliable moment d’humour post pubère digne d’un grand adolescent revenu un instant au stade anal.

Tout compte fait, la protection des humoristes rabelaisiens nous semble être une gageure au dessus de nos capacités, leur immense aptitude à l’auto-destruction dépassant largement les maigres moyens que nous pourrions mettre en œuvre pour la conservation de l’espèce.

Quand les perroquets jasent, le FN fait la java



Après la ‘’torgnole’’ de Brignoles, énième déculottée de la gauche depuis la triomphale et œcuménique manif du 7 mai 2012 à la Bastille, on entend les oiseaux emplumés du PS répéter à satiété l’antienne magique psalmodiée sur tous les médias « Il faut tirer les leçons du scrutin »

Même l’infatué cacatoès en chef Harlem, d’ordinaire si fier du travail remarquable accompli, prend un air grave et convient qu’il s’agit d’un « très sévère avertissement pour la gauche»  Le loriquet belliqueux Assouline qui dispose d’un vocabulaire plus étendu souhaite livrer un combat sans merci sur tous les fronts idéologiques, politiques et moraux contre le FN.

Quelques beaux spécimens d’aras de droite se mêlent au concert  stimulés par les cris des autres et les micros qui se tendent devant leurs becs avides de débiter des phrases convenues qui ne ‘’mangent pas de graines’’. Le perroquet a ceci de commun avec le mouton, il a développé un instinct grégaire qui le pousse à adopter le même comportement et le même langage que ses congénères.

Seul Jean Luc, le perroquet à ventre rouge se distingue par son originalité en sortant une ‘’jaserie’’ dont il a le secret, assurant que « le principal pourvoyeur des voix du FN est à l’Élysée ».

Mais les ornithologues le savent bien, cette espèce joliment colorée est très peu portée vers l’introspection, elle pourrait en effet se demander  pourquoi les abstentionnistes et les  autres mal votants ne se dirigent pas spontanément vers  sa volière si accueillante. 

Sans doute parce que le peuple ignare, immature se comporte souvent  comme un enfant capricieux qui ne sait pas se tenir à table, il faut donc faire son éducation et son bien malgré lui. 

Puisque la  guerre de Syrie n’aura finalement pas lieu, à six mois des municipales, le gouvernement et le PS vont livrer bataille avec des arguments frappants tels que « le racisme, c’est pas beau, la xénophobie c’est vilain » ponctués par un tonitruant ‘’No Pasaran’ du plus bel effet.

Le chef de la troupe, la tête de gondole  sera le ‘’lider minimo’’ Manuel Valls, l’homme qui se paie de mots mais qui peine à panser les maux de la société française. Les élus socialistes qui paniquent à l’approche des prochaines échéances électorales appellent au secours  le sombre et populaire maitre nageur en eaux troublées par les récentes déconvenues.

Pas sur que cela suffise, le Parti Socialiste a théorisé le départ de sa Terra Nova promise de toute une catégorie de Français mal pensants et par conséquent méprisables pour cause de fascisme rampant en les jetant dans les bras grands ouverts d’une Marine plus carnassière que jamais qui leur donne rendez-vous en terre inconnue.

Cette stratégie électorale élaborée dans le rapport ‘’Gauche, Quelle majorité électorale pour 2012 ? a parfaitement fonctionné puisque le candidat  naturel de ce groupe de réflexion était François Hollande.
Constatant le divorce entre la gauche et les classes populaires, Terra Nova a désigné Un "nouvel électorat de la gauche" baptisé "la France de demain", qui comprend "les diplômés", "les jeunes", "les minorités et les quartiers populaires" et "les femmes", unifié par "des valeurs culturelles, progressistes".

C’est ce logiciel qui semble receler en ce moment de nombreux bugs qu’il faudrait que le PS remodèle et il ne suffit pas de réciter, la mine contrite « Nous devons tirer les leçons du scrutin» sinon les électeurs seront tentés de dire à cette gauche censée les représenter et les défendre « ça suffit, psitaccé comme ça pour nous »

dimanche 6 octobre 2013

Un parti si bien EELV



EELV qui fut représenté brillamment par Eva Joly aux dernières élections présidentielles est un parti pas comme les autres qui se distingue par son intégrité. D’ailleurs, dans sa vie antérieure de juge, Joly comme un cœur, n’a jamais eu à poursuivre de petits hommes verts, tant ils sont irréprochables génétiquement.

  Aussi, quand Élise Lucet dans son excellente émission Cash Investigation consacrée au financement de la formation professionnelle et ses millions d’euros consumés, s’attaque à la gabegie,  on n’imagine pas une seule minute y  trouver les écolos mis sur le grill.

Comment ces verts qui demandaient en 2010 la création d’une commission parlementaire sur l’éventuel contournement de la législation sur les financements des partis avec la multiplication d'associations de soutien  aux personnalités politiques, pourraient-ils avoir mis leurs mains immaculées dans un pot de confiture génétiquement modifiée ?

C’est pourtant la thèse défendue dans l’enquête réalisée par Elise et les garçons de Cash Investigation.
Le Cedis, organisme de formation qui travaille avec  les écolos et qui fut dirigé, nous dit on,  une dizaine d’années par Jean Vincent Placé aurait versé entre autres petits cadeaux à EELV 75000 € pour l’achat de son siège parisien.

Jean Vincent Placé, ce chef décorateur qui a un gout très prononcé pour l’harmonie dans l’association des couleurs et qui s’est plaint récemment qu’il n’y ait que des petits blancs chez les verts ne s’en souvient pas ’’ c’est une somme si dérisoire, et il y a si longtemps’’. 

S’il a perdu la mémoire, on peut dire que Placé à pour une fois joué gagnant avec l’argent du contribuable, ce représentant éminent de la gôche olfactive toujours prompte à repérer les odeurs pestilentielles venues d’ailleurs ne semble pas avoir flairé le fumet d’un possible futur scandale politico-financier.

Son successeur à la tête du Cedis, Henri Arevalo, est franchement déstabilisé quand la pugnace Elise lui  lit une phrase contenue dans un procès verbal d’un conseil d’administration de son organisme en 2002  auquel il participait. Celle-ci porte sur la question de savoir si le Cedis a pour vocation de financer et la réponse est un franc et massif oui.

Interrogé par la police après les révélations sur les supposés petits accommodements avec la loi pratiqués par nos vertueux écolos, le voisinage se dit stupéfait « des gens si bien EELV, adeptes du vélib’, prônant le développement durable de leurs fiefs électoraux, discrets jusqu’à équiper leurs bureaux de toilettes sèches afin de ne pas déranger les voisins avec des sifflements de chasse d’eau »

Seul un grincheux, sans doute un peu facho sur les bords, abonné au Figaro,  émit quelques timides critiques à leur égard «  je n’ai rien contre le tri sélectif mais cela ne devrait pas les autoriser à ne pas me saluer quand ils me croisent dans l’escalier mon canard à la main »

Nul doute que la justice aiguillonnée par l’irréprochable Syndicat de la Magistrature se saisira de ce dossier afin de faire la lumière sur cette affaire qui ternit l’image,  jusqu’ici sans tache  de ce parti ‘’pas comme les autres’’       




vendredi 4 octobre 2013

Peillon pour lui, il en a besoin



Les écoles philosophiques sont fort nombreuses, Peillon aurait pu se rattacher à l’une d’elles mais trop imbu de sa personne qui est considérable, il a créé la sienne ‘’l’Impatience’’.

 Car Vincent est un homme pressé, trop parfois, tout juste nommé ministricule, il annonçait à la France médusée la réforme essentielle, la preuve tangible de son existence sur la terre: le passage de la semaine scolaire à quatre jours et demi à l’école primaire.

Quand on sait que dix huit mois après on a du mal à saisir le cap que nous fixe notre bien aimé timonier, on se dit qu’il y en avait au moins un dans l’équipe qui avait réfléchi avant de s’asseoir sur le fauteuil Louis XV  recouvert de cuir de bouc comme son maroquin ministériel.

Dans la foulée, il s’était déclaré en vrac, favorable à des cours de morale laïque, au raccourcissement   des vacances d’été et à la dépénalisation du cannabis. 

Cette dernière généreuse idée ayant provoque un tollé y compris parmi ses camarades  qui n’avaient pas saisi l’enthousiasme que ne manquerait pas de susciter chez nos marmots l’idée de  disserter sur « La laïcité garantit la liberté de conscience à tous», le pétard aux lèvres dans un état proche de l’inconscience.

Et pourtant, il la tenait cette  réforme unanimiste, plébiscitée de la droite à la gauche, par les parents, les syndicats. Dans un pays comme le nôtre, cette adhésion quasi-totale est inespérée, ce qui paradoxalement ne peut manquer d’inquiéter notamment en raison du flou régnant concernant les modalités d’application.

Comme l’ a énoncé en son temps une autre philosophe appartenant à la chapelle des sceptiques solfériniens, Martine Aubry, « quand c’est flou, il y a un loup ». 

Et patatras, Peillon qui s’imaginait en Jules Ferry de la Hollandie se heurte à des parents qui récupèrent leurs chérubins épuisés d’avoir fabriqué des cocottes en papier recyclable, activité  rebaptisée pour la circonstance Iris folding ou origami sous l’œil exercé d’animateurs à l’avenir incertain.

Ils peuvent jouer aussi à la balle au prisonnier ou dans les quartiers les plus chics au Kin-ball sorte de baudruche de plus d’un mètre de diamètre qui n’abime pas les yeux de nos chérubins et autorisent les myopes à participer à la fête.

Comme le professent nos humanistes, il ne faut pas stigmatiser les presbytes, les myopes, ni même les astigmates. Bien que sur le plan de la morale, il n’est pas certain que les premiers nommés fassent preuve d’une conduite irréprochable.

Mais il serait réducteur et partisan de laisser accroire au lecteur que les activités péri-solaires se résument à ces activités ludiques, il y a aussi des ateliers du vivre ensemble. 

Dans ceux-ci, l’on  s’interroge selon le blog d’une mère de famille, sur les préjugés, les clichés filles/garçons, où l’on acquiert les bonnes habitudes alimentaires etc.  Elle cite aussi la formation au tri sélectif sur laquelle j’émets une certaine réticence, cette expression pouvant n’être qu’une circonvolution langagière, une hypocrite habileté sémantique pour éviter de prononcer le mot racisme.

 Il faut sauver le ministre de l’Éducation, aussi Peillon pour lui pauvre pécheur, qui n’a fauté que par excès de précipitation, sans doute un peu par suffisance et aussi par manque de sagesse, ce qui est un comble pour un philosophe.


Cécile, la bernique hurlante



«On ne peut pas dire qu’il y a une catégorie de population où leur origine justifierait qu’elle ne puisse pas être intégrée et que leurs pratiques et modes de vie sont un dérangement pour leur voisin. Quand on dit cela, on est au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain»

Du flot d’inepties débitées par une Cécile remontée comme un coucou, charriant en même temps quelques déchets  syntaxiques venant polluer la langue de Molière, que devons nous retenir ? 

Qu’un maroquin vaut bien qu’on s’assied sur le pacte républicain ou qu’une bonne grosse colère bleue devant des parlementaires verts de rage est de nature à calmer les esprits échauffés par les propos d’un Mamère en furie.

Qu’on ne s’y trompe pas, notre Ministre du Logement, charité bien ordonnée commence par soi même,  en a trouvé un et n’est pas encore décidée à déménager. Contrairement à Batho qui a sombré corps et biens et dont le patronyme suggère qu’elle puisse être ballotée par les éléments, Duflot,  la bien nommée n’a pas l’intention de faire naufrage.

Les éléments, elle en est partie prenante, impétueuse, pas facile à canaliser, hurlante comme un vent à décorner un ombrageux taurillon catalan qui ne semble pas décidé à passer entre les mains expertes de l’équarrisseur en chef.  

Cécile, pareille à une bernique, ce gastéropode à la chair coriace, familier des estrans rocheux bretons, s’accroche à son rocher. Il faut dire à sa décharge, écologique cela va de soi,  qu’il s’agit d’un roc, très confortable avec une vue imprenable sur les prébendes et autres privilèges dus à nos élites républicaines.

Elle a aussi une santé de fer, elle qui souffrait de remontées acides, de nausées  devant la politique ignoble d’Hortefeux, si proche du racisme d’état, semble avoir trouvé un gastroentérologue compétent et une médication adaptée à son ‘’humanistite aiguë’’.

Bien sur, elle prend un peu de risques avec ses cordes vocales et ses nerfs en hurlant à tout propos ‘’Retenez moi ou je fais un malheur’’  et a parfois ses failles, ses blessures comme lorsque elle était au bord des larmes devant l’attaque d’un député sur les inopportuns gazouillis de son compagnon avant qu’on ait clos le bec du merle trop bavard.


Elle a tout de même le droit comme tout un chacun de préserver sa vie privée et de garder son ‘’Cantat soi’’.