jeudi 7 novembre 2013

Pari tenu ! Hollande apaise et rassemble la France



Il l’avait promis, il serait un président apaisant et rassembleur, il avait perçu la voix d’un peuple blessé par  tant d'inégalités injustifiées, tant d'humiliations insupportables, tant de promesses fallacieuses.

Il rétablirait la concorde nationale, mènerait à bien sa mission pacificatrice, réduirait la fracture sociale, réenchanterait le rêve Français, endormirait les insomniaques, rétablirait les échanges gazeux défaillants des insuffisants respiratoires.


Tout comme le baume du tigre, il agirait comme antalgique sur les lombalgiques et autres rhumatisants en intervenant sur les récepteurs nerveux qui transmettraient la chaleur de son message et de sa politique relaxante dans leurs corps endoloris.  
  
« Si je suis élu, ce sera d’abord un apaisement, une espèce de respiration tant l’ancien président a créé de tensions. Mon rôle, une fois que le pays aura trouvé cet apaisement, sera de lui redonner une direction et de mobiliser des forces. » avait –il confié à un journaliste de Marianne.

Aussi sommes nous surpris de découvrir le témoignage d’Axel Kahn généticien médiatique, pourtant groupie éminente de la hollandie qui a traversé en marchant l’hexagone de la frontière belge à la frontière espagnole et qui nous décrit des populations en sécession, et ceci plus d’un an après l’intronisation du Guérisseur-Panseur de Tulle.


Le mot sécession est fort et nous évoque la guerre civile américaine, heureusement l’explication qu’il nous en donne est moins tragique. En effet, il dit se souvenir de ce jour où il s’est arrêté dans un bistrot dans lequel se trouvait L'Union de Reims qui avait fait ses cinq colonnes à la Une sur lui. 


Le patron ignorant la qualité de son client lui avait posé cette question sidérante, « Qui êtes vous et où allez vous ? » ce qui avait suscité cette réflexion désabusée d’Axel  « Même dans la presse locale, ils ne lisent que ce qui les concerne» C’était bien là le signe patent d’un cafetier sécessionniste selon notre généticien.


Curieuse erreur de diagnostic pour ce savant globe-trotter, Hollande a prouvé ses grandes qualités de rassembleur comme en témoignent les foules innombrables qui arpentent le bitume par tous temps et en toutes occasions : de la manif pour tous aux vétérinaires en passant par les bonnets rouges pour célébrer bruyamment les éminentes vertus du grand timonier. 


Sans doute peut-on reprocher aux joyeux participants de ces  grands raouts de verser un peu trop dans le culte de la personnalité, de lui témoigner une affection trop exubérante en lui recommandant de démissionner pour le remercier pour ses exceptionnels services rendus à la nation.




Mais combien d’entre eux, dont l’auteur de ces lignes, connaissaient pour ne citer qu’un exemple au hasard, cette merveilleuse figure de style qu’est l’anaphore ? Rien que pour cet apport inestimable à la rhétorique et à l’hypnose, qu’il en soit remercié.


Si le rassemblement c’est tout le temps et constitue désormais un acquis social inestimable,qu’en est-il de l’apaisement ? 


On le sait, le défi de Hollande, c’était de succéder à une personnalité clivante, anxiogène qui avait plongé un peuple jadis si rieur, si taquin, parfois même égrillard, dans une profonde dépression collective. 


Là encore, pari réussi, à chaque fois qu’il intervient à la télévision, je pense notamment à l’affaire Léonarda au centre de toutes les préoccupations des Français, c’est l’apaisement absolu, le relâchement instantané, les peurs, les tensions subitement envolées.


On ne peut s’empêcher de penser aux vastes champs d’application de ses lénifiantes interventions télévisuelles dans le domaine de la santé tels que : les troubles du sommeil, l’accouchement sans péridurale, la gestion de la douleur causée par les coliques néphrétiques, avec cet immense 
avantage sur la sophrologie et l’hypnose qu’il ne sera plus nécessaire de se déplacer aux cabinets de ces praticiens.


Je le concède, mon enthousiasme militant excessif me conduit parfois à des emballements déraisonnables et peut paraître aux yeux des résistants à l’induction hypnotique hollandaise exagéré et pourtant plus de 18 millions de nos compatriotes y ont succombé au printemps 2012. 


Pour conclure, je citerai cette saillie d’un voisin , fan absolu de Ruquier et de ses calembours approximatifs , « Hollande, il doit traverser une crise de régime, il apaise de plus plus lourd depuis son élection »

dimanche 3 novembre 2013

Mélenchon et ces nigauds de Bretons



« Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe  dans des conditions honteuses. Des laquais à la solde de leurs maîtres»
 
C’est du Mélenchon dans le texte, avec toute la bienveillance et la compassion dont peut faire preuve ce grand démocrate avec ceux qui ne partagent pas son opinion.

La divinité du Front de Gauche, montre le même mépris que le roi soleil en son temps, pour ces milliers de paysans, marins, artisans, analphabètes serviles qui n’ont pas eu l’idée de le consulter avant de manifester.
S’ils avaient eu un tant soi peu de jugeote, ces décérébrés à bonnets rouge un peu benêts, soumis et obséquieux auraient pu se faire greffer quelques neurones afin d’être en mesure d’apprécier à sa juste valeur l’oracle mélenchonesque.

 Non seulement, ils sont équipés d’un quotient intellectuel que n’envierait même pas le crétin des alpes le plus hypothyroidien,mais en plus ils sont têtus comme des bourricots et ingrats comme les crocodiles de Yamoussoukro. 

Si j’évoque ici les crocodiles de Yamoussoukro, ce n’est pas uniquement pour la rime riche avec bourricots, mais surtout  parce que ces sauriens oublieux ont fini par dévorer en juin 2012 Dicko Touré leur fournisseur de nourriture, compagnon de jeux et ami de 30 ans.

Le monde des amphibiens nous ressemble étrangement, Jean Luc le sachant, ne veut que le bien des bretons mal apprenants qui savent si peu, mais ceux-ci sont, tout comme les commensaux de feu Houphouët Boigny, génétiquement peu reconnaissants.

Il faut néanmoins relativiser l’antipathie du tribun humaniste pour le peuple celte, s’il a soufflé sur les breizh de Quimper, il s’est enthousiasmé pour celles  de Carhaix. 

Et quand l’on compare les chiffres respectifs des deux manifestations on ne peut lui donner tort, l’intelligence est une qualité peu répandue dans la région, le constat est consternant : près de 10 fois plus de monde dans la capitale de la Cornouaille que dans la ville du Poher.

Et encore, je me suis laissé dire que Carhaix avait accueilli des allogènes pour relever le niveau. Bon évidemment, il est probable que les Bretons, qui en plus d’être butés et stupides sont aussi rancuniers auront envie de lui souffler dans le biniou quand tu viendras danser avec ses militants la gavotte glazig à Quimper. Ils ont beau avoir une mentalité de serf, il n’aime pas les donneurs de leçons.

Qu’il ne se méprenne pas sur l’ expression ‘’souffler dans le biniou’’, elle a plusieurs acceptions et il serait nigaud à son tour pour lui de songer à une éventuelle gâterie, il y a bien longtemps que les Bretonnes ont déserté les trottoirs de Paris, et que je sache, Bécassine n’est pas sa cousine.

Le radeau qui nous méduse



Malgré sa perspicacité légendaire et sa vue perçante Jean Luc Mélenchon s’est probablement trompé, il avait cru voir par temps de brume son compagnon de route de 30 ans  en capitaine de pédalo.

 Depuis le brouillard s’est dissipé, point de pédalo à l’horizon mais un  radeau largué du pont du  navire  France, une embarcation qu’on qualifierait de fortune si le mot n’était tabou, le radeau d’un pays médusé par tant d’incompétence.

Le navire  dont on a sans doute trop chargé la soute  de taxes et d’impôts, balloté par les flots, s’est finalement ensablé comme la Méduse sur le banc d’Arguin. Le capitaine qui n’a pas d’expérience en navigation hauturière s’est résolu à jeter un radeau  à la mer pour continuer le périple qui doit le mener à passer le  célèbre Cap de Bonne Espérance de  l’inversion de la courbe du chômage.

Il sait que s’il y parvient, la traversée deviendra plus tranquille et qu’il pourra caboter à vue, sa boussole s’étant depuis longtemps complètement déréglée et ses jumelles embuées par les embruns.  

Pour l’heure, l’océan est mauvais, le frêle esquif  essuie des tempêtes successives et pourtant l’équipage est encore  au complet à l’exception de Batho de sauvetage mal arrimée qui est  malencontreusement passée par-dessus bord tandis que Duflot telle une vague scélérate continue son travail de sape.

Les orages grondent, les Bretons majoritairement roses et qui ont en général le pied marin, renfilent les bonnets rouges face à cette écotaxe verte et nous rejouent la révolte du papier timbré tandis que les épargnants si peu épargnés par la pression fiscale se rebiffent.

Léonarda Dibrani, l’héroïne du moment, qui a supplanté dans le cœur des jeunes, Nabilla la ‘mademoiselle sans gêne du paf, récemment débarquée de la chaloupe est invitée à monter sur le radeau.

Mais elle s’y refuse sans sa famille, et l’équipage et son capitaine pourtant jamais avares d’actes de générosité, craignent pour la flottabilité de l’embarcation qui pourrait être mise à mal  par l’intégration du reste de la parentèle.

La froideur de l’hiver arrive, l’hypothermie guette les malheureux  qui souhaiteraient quitter le navire et déjà des mutins se dévoilent, Harlem le rebellâtre d’opérette, Bartolone le tweeteur qui ne veut pas perdre son âme, et Jean Baptiste placé aux première loges sur le quai qui les encourage à la désobéissance.

Mais si le radeau n’est pas exactement un pédalo, il dispose néanmoins d’une commande qui permet le rétropédalage dont usent et abusent son capitaine et les matelots agréablement surpris de constater que la marche arrière est plus efficace que la marche avant.

Sans doute ne se sont-ils pas rendu compte que c’est un phénomène qui se produit souvent quand on s’obstine à  naviguer à contre courant. Bien entendu, le pire n’est pas sur car il ne faut pas désespérer Solferino.

L’histoire n’est bien entendu pas écrite d’avance, et l’on souhaite malgré tout bon vent et bonne fortune de mer au commandant et à son équipage mais on ne peut que songer à ces vers fameux de Victor Hugo :
Oh ! Combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis ! 

vendredi 25 octobre 2013

La gôche, ce rêve inaccessible



Au début de l’histoire que nous situerons dans les années cinquante par pur égotisme, être de gauche était relativement simple et ne nécessitait aucune compétence particulière, ni même aucune grandeur d’âme. 

La preuve, l’auteur de cet article s’est prévalu pendant de longues années d’être viscéralement de gauche sans posséder une once de légitimité ni les qualités requises, au seul prétexte qu’il était né dans un milieu ouvrier.

Aujourd’hui cette revendication à se prétendre de gauche sans en avoir les qualités intrinsèques pourrait être passible de poursuites judiciaires sous le chef d’inculpation d’usurpation d’identité. A cette époque bénie, il existait deux grandes enseignes de gauche : le Parti Communiste et la SFIO. 

  La place à droite étant prise par un géant à képi difficilement déboulonnable, un entrepreneur en politique aux convictions fluctuantes fit une OPA sur la gauche et prit la tête du Parti Socialiste en 1971. Ce fut le début de sa mutation orthographique et sociologique.


L’ouvrier, alors objet de toutes les attentions, au point qu’il était urgent de ne jamais désespérer Billancourt,  s’est mué en beauf borné et forcément raciste, il a fini par décevoir cruellement l’intelligentsia de gauche qui s’évertuait en vain à lui inculquer des préceptes humanistes.


Car s’il n’est pas éclairé par des esprits lumineux le franchouillard moyen, ouvrier, employé, paysan,  peut devenir ce facho ordinaire que les apparatchiks solfériniens savent si bien détecter. Si elle aime et veut le bonheur du peuple, la gauche se méfie des individus qui le composent dont la médiocrité et l’ingratitude les attristent. 


Bien sur, l’intellectuel gauchisant s’est souvent fourvoyé lui-même avec des emballements successifs pour Staline, Mao, Pol Pot et autres despotes lumineux mais il vaut mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron.  D’ailleurs cette dernière rime riche ne pouvait qu’inciter à la défiance de ceux pour qui la  finance est l’ennemie jurée.


 Le déclin de la classe ouvrière aidant, le  premier François de la planète socialiste, dont le sourire carnassier cachait mal une denture acérée eut vite fait de réduire son allié à une portion congrue.


 Insensiblement, mais inexorablement la gauche Front Populaire, devint dans les années 80 une gauche dite caviar ainsi labellisée par des aigris devant se contenter de tartiner leurs toasts avec des œufs de lump. Dans les salons mondains, prononcée avec délectation la bouche en cul de poule, la gauche céda la place à la gôche. 


Son navire amiral, le parti socialiste se transforma en  une officine  sociateliste, tandis que le moignon du parti communiste se greffa sur le front de gauche du défroqué vitupérant de la chapelle solférinienne, Jean Luc Mélenchon.


La gauche bobeauf,  islamophile, xénophile, homophile, écolophile, diversitéphile ne  tôlera plus qu’une seule phobie, la prolophobie à condition toutefois qu’elle soit dirigée essentiellement contre le prolo blanc, souchien et  hétérosexuel. Elle venait d’inventer un nouveau mode de tri sélectif.


Elle  entonna son nouveau crédo ‘’la préférence immigrée’’ comme l’illustra l’épisode du Sofitel de New York qui nous montra un DSK vigoureux totalement affranchi  de préjugés racistes.


En mai 68 nous étions devenus des juifs allemands, ce qui était particulièrement courageux de notre part et frisait l’oxymore deux décennies plus tôt, maintenant nous nous devions d’être des roms kosovars.  Alors évidemment, des cerveaux moins bien finis que ceux de nos élites sont un petit peu déboussolés devant ces identités successives.


Aussi, beaucoup d’entre nous ont pris conscience qu’ils n’étaient pas équipés moralement, qu’ils n’avaient pas le niveau, qu’ils péchaient par égoïsme, qu’ils avaient moins de goût pour l’altérité exotique que d’inclinaison pour celle de proximité, ce qui les rendaient incompatibles avec tous ces beaux esprits.


Il était tentant d’implorer le grand prêtre officiel de ‘’l’ordre juste de la fermeté et de l’humanité’’ afin d’espérer s’approcher de l’autel pour communier « Harlem, nous ne sommes pas dignes de recevoir ton saint bréviaire  mais dit seulement une parole et nous serons guéris ».


C’était évidemment une supplication vaine, la gôche resterait désormais pour nombre d’entre nous, une impossible et illusoire quête du Graal, un rêve inaccessible.