vendredi 22 novembre 2013

Marianne révèle « Sarko m’a tuer »



User des mêmes ressorts que le magazine dont il est question dans  ce billet et emprunter une célèbre inscription qui restera à jamais gravée dans les annales judiciaires, est ce bien correct ?


Ce sera au lecteur d’en juger, mais en tout cas, c’est tout à fait raccord avec cet hebdo qui s’est fait remarquer par ses couvertures assassines et dont Joseph Macé-Scaron, surnommé le ‘’Baron Emprunt par certains de ses ancien collègues et copier-coller par d’autres vient d’être porté à la tête de sa rédaction.


Qu’on ne s’y trompe pas, notre Joseph aux bras tatoués n’est pas le vulgaire plagiaire un peu fainéant que l’on a décrit mais tout simplement le pape de l’intertextualité dont il partagerait le trône en alternance avec d’autres intertextuels renommés comme Jacques Attali et Patrick Poivre d’Arvor.


Ce qui fait sans doute sa singularité c’est que c’est un ITT chevronné, un intertextuel tout terrain qui la pratique tant dans le journalisme que dans ses romans sans en changer une syllabe, notamment et surtout les jours où il a piscine.


Alors qu’arrive t-il à ce magazine en perdition que le cofondateur Maurice Szafran vient de quitter?  

Dopé par les scuds dont il bombardait Sarko durant son quinquennat, l’hebdo protestataire qui taillait des croupières  aux traditionnels ‘’news magazines’’ en 2008 s’est trouvé fort dépourvu en mai 2012 quand sa cible fut dégommée par les électeurs.


Comme beaucoup de ses confrères qui avaient misé sur DSK, ils durent se contenter d’un remplaçant rond, sans aspérités, usager SNCF, et désespérément normal. Bien sur, de temps en temps, au fil du feuilleton judiciaire dont  l’ancien président est la vedette, il y aurait quelques opportunités de se refaire un peu la cerise.


Un des dirigeants du magazine fait ce constat amer pour les finances de l’entreprise désormais dans le rouge « On a été considéré comme le journal qui a fait battre Sarkozy. Du coup, on nous voit comme le magazine de Hollande et il ne fait pas vendre» Nous vient alors à l’esprit, la métaphore du bucheron assis sur la branche qu’il est en train de scier. 


En son sein pourtant, un blogueur associé obsessionnel  dénommé Juan Sarkofrance résiste, poursuit le combat anti-sarkozyste à mains nues tel ce soldat japonais de la Seconde Guerre Mondiale, Hiro Onoda, qui n’a déposé les armes que 29 ans après la capitulation du Japon. 


Si vous le croisez, donnez-lui des nouvelles du front, Sarko donne de juteuses conférences à travers le monde tandis que son remplaçant  converse en visioconférence avec les grands de ce monde dont Léonarda , écotaxe à l’aide de cendriers, solde la dette du Crédit Lyonnais augmentant du même coup la nôtre, guerroie au Mali, dépose des gerbes sous les sifflets d’admirateurs hystériques,garde le cap et son premier ministre, en un mot, il gouverne. 
         .

Et comme la presse fonctionne un peu comme les vases communicants, c’est Valeurs actuelles, magazine confidentiel jusqu’alors, qui tire à boulets rouges sur le pouvoir socialiste et retrouve un bilan bénéficiaire après 23 années consécutives de pertes.


On le sait depuis toujours dans le monde des médias, les bons sentiments ne sont pas vendeurs, il faut du sang, du sexe, du graveleux, de l’invective.


Le cacochyme ‘’Minute’’ qui sucrait les fraises depuis de longues années s’est offert pour vitaminer ses ventes une couverture bananière indigeste, dont on n’est pas certain qu’elle suffira pour lui éviter de manger les pissenlits par la racine dans un avenir proche.


La rente a changé de camp, et Sarkozy pouvait en toute humilité déclarer aux responsables de l’Hebdo crée par Jean François Kahn  "Grâce à moi, vous êtes devenus riches". Depuis, Marianne se désole en  plagiant Sardou ‘’Ne me parlez plus de Sarkozy, Sarko, il m’a laissé tomber’’

jeudi 7 novembre 2013

Pari tenu ! Hollande apaise et rassemble la France



Il l’avait promis, il serait un président apaisant et rassembleur, il avait perçu la voix d’un peuple blessé par  tant d'inégalités injustifiées, tant d'humiliations insupportables, tant de promesses fallacieuses.

Il rétablirait la concorde nationale, mènerait à bien sa mission pacificatrice, réduirait la fracture sociale, réenchanterait le rêve Français, endormirait les insomniaques, rétablirait les échanges gazeux défaillants des insuffisants respiratoires.


Tout comme le baume du tigre, il agirait comme antalgique sur les lombalgiques et autres rhumatisants en intervenant sur les récepteurs nerveux qui transmettraient la chaleur de son message et de sa politique relaxante dans leurs corps endoloris.  
  
« Si je suis élu, ce sera d’abord un apaisement, une espèce de respiration tant l’ancien président a créé de tensions. Mon rôle, une fois que le pays aura trouvé cet apaisement, sera de lui redonner une direction et de mobiliser des forces. » avait –il confié à un journaliste de Marianne.

Aussi sommes nous surpris de découvrir le témoignage d’Axel Kahn généticien médiatique, pourtant groupie éminente de la hollandie qui a traversé en marchant l’hexagone de la frontière belge à la frontière espagnole et qui nous décrit des populations en sécession, et ceci plus d’un an après l’intronisation du Guérisseur-Panseur de Tulle.


Le mot sécession est fort et nous évoque la guerre civile américaine, heureusement l’explication qu’il nous en donne est moins tragique. En effet, il dit se souvenir de ce jour où il s’est arrêté dans un bistrot dans lequel se trouvait L'Union de Reims qui avait fait ses cinq colonnes à la Une sur lui. 


Le patron ignorant la qualité de son client lui avait posé cette question sidérante, « Qui êtes vous et où allez vous ? » ce qui avait suscité cette réflexion désabusée d’Axel  « Même dans la presse locale, ils ne lisent que ce qui les concerne» C’était bien là le signe patent d’un cafetier sécessionniste selon notre généticien.


Curieuse erreur de diagnostic pour ce savant globe-trotter, Hollande a prouvé ses grandes qualités de rassembleur comme en témoignent les foules innombrables qui arpentent le bitume par tous temps et en toutes occasions : de la manif pour tous aux vétérinaires en passant par les bonnets rouges pour célébrer bruyamment les éminentes vertus du grand timonier. 


Sans doute peut-on reprocher aux joyeux participants de ces  grands raouts de verser un peu trop dans le culte de la personnalité, de lui témoigner une affection trop exubérante en lui recommandant de démissionner pour le remercier pour ses exceptionnels services rendus à la nation.




Mais combien d’entre eux, dont l’auteur de ces lignes, connaissaient pour ne citer qu’un exemple au hasard, cette merveilleuse figure de style qu’est l’anaphore ? Rien que pour cet apport inestimable à la rhétorique et à l’hypnose, qu’il en soit remercié.


Si le rassemblement c’est tout le temps et constitue désormais un acquis social inestimable,qu’en est-il de l’apaisement ? 


On le sait, le défi de Hollande, c’était de succéder à une personnalité clivante, anxiogène qui avait plongé un peuple jadis si rieur, si taquin, parfois même égrillard, dans une profonde dépression collective. 


Là encore, pari réussi, à chaque fois qu’il intervient à la télévision, je pense notamment à l’affaire Léonarda au centre de toutes les préoccupations des Français, c’est l’apaisement absolu, le relâchement instantané, les peurs, les tensions subitement envolées.


On ne peut s’empêcher de penser aux vastes champs d’application de ses lénifiantes interventions télévisuelles dans le domaine de la santé tels que : les troubles du sommeil, l’accouchement sans péridurale, la gestion de la douleur causée par les coliques néphrétiques, avec cet immense 
avantage sur la sophrologie et l’hypnose qu’il ne sera plus nécessaire de se déplacer aux cabinets de ces praticiens.


Je le concède, mon enthousiasme militant excessif me conduit parfois à des emballements déraisonnables et peut paraître aux yeux des résistants à l’induction hypnotique hollandaise exagéré et pourtant plus de 18 millions de nos compatriotes y ont succombé au printemps 2012. 


Pour conclure, je citerai cette saillie d’un voisin , fan absolu de Ruquier et de ses calembours approximatifs , « Hollande, il doit traverser une crise de régime, il apaise de plus plus lourd depuis son élection »

dimanche 3 novembre 2013

Mélenchon et ces nigauds de Bretons



« Encouragé par la timidité et la pleutrerie du gouvernement qui leur cède tout, le patronat et les cléricaux des départements bretons vont faire manifester les nigauds pour défendre leur droit de transporter à bas coût des cochons d'un bout à l'autre de l'Europe  dans des conditions honteuses. Des laquais à la solde de leurs maîtres»
 
C’est du Mélenchon dans le texte, avec toute la bienveillance et la compassion dont peut faire preuve ce grand démocrate avec ceux qui ne partagent pas son opinion.

La divinité du Front de Gauche, montre le même mépris que le roi soleil en son temps, pour ces milliers de paysans, marins, artisans, analphabètes serviles qui n’ont pas eu l’idée de le consulter avant de manifester.
S’ils avaient eu un tant soi peu de jugeote, ces décérébrés à bonnets rouge un peu benêts, soumis et obséquieux auraient pu se faire greffer quelques neurones afin d’être en mesure d’apprécier à sa juste valeur l’oracle mélenchonesque.

 Non seulement, ils sont équipés d’un quotient intellectuel que n’envierait même pas le crétin des alpes le plus hypothyroidien,mais en plus ils sont têtus comme des bourricots et ingrats comme les crocodiles de Yamoussoukro. 

Si j’évoque ici les crocodiles de Yamoussoukro, ce n’est pas uniquement pour la rime riche avec bourricots, mais surtout  parce que ces sauriens oublieux ont fini par dévorer en juin 2012 Dicko Touré leur fournisseur de nourriture, compagnon de jeux et ami de 30 ans.

Le monde des amphibiens nous ressemble étrangement, Jean Luc le sachant, ne veut que le bien des bretons mal apprenants qui savent si peu, mais ceux-ci sont, tout comme les commensaux de feu Houphouët Boigny, génétiquement peu reconnaissants.

Il faut néanmoins relativiser l’antipathie du tribun humaniste pour le peuple celte, s’il a soufflé sur les breizh de Quimper, il s’est enthousiasmé pour celles  de Carhaix. 

Et quand l’on compare les chiffres respectifs des deux manifestations on ne peut lui donner tort, l’intelligence est une qualité peu répandue dans la région, le constat est consternant : près de 10 fois plus de monde dans la capitale de la Cornouaille que dans la ville du Poher.

Et encore, je me suis laissé dire que Carhaix avait accueilli des allogènes pour relever le niveau. Bon évidemment, il est probable que les Bretons, qui en plus d’être butés et stupides sont aussi rancuniers auront envie de lui souffler dans le biniou quand tu viendras danser avec ses militants la gavotte glazig à Quimper. Ils ont beau avoir une mentalité de serf, il n’aime pas les donneurs de leçons.

Qu’il ne se méprenne pas sur l’ expression ‘’souffler dans le biniou’’, elle a plusieurs acceptions et il serait nigaud à son tour pour lui de songer à une éventuelle gâterie, il y a bien longtemps que les Bretonnes ont déserté les trottoirs de Paris, et que je sache, Bécassine n’est pas sa cousine.

Le radeau qui nous méduse



Malgré sa perspicacité légendaire et sa vue perçante Jean Luc Mélenchon s’est probablement trompé, il avait cru voir par temps de brume son compagnon de route de 30 ans  en capitaine de pédalo.

 Depuis le brouillard s’est dissipé, point de pédalo à l’horizon mais un  radeau largué du pont du  navire  France, une embarcation qu’on qualifierait de fortune si le mot n’était tabou, le radeau d’un pays médusé par tant d’incompétence.

Le navire  dont on a sans doute trop chargé la soute  de taxes et d’impôts, balloté par les flots, s’est finalement ensablé comme la Méduse sur le banc d’Arguin. Le capitaine qui n’a pas d’expérience en navigation hauturière s’est résolu à jeter un radeau  à la mer pour continuer le périple qui doit le mener à passer le  célèbre Cap de Bonne Espérance de  l’inversion de la courbe du chômage.

Il sait que s’il y parvient, la traversée deviendra plus tranquille et qu’il pourra caboter à vue, sa boussole s’étant depuis longtemps complètement déréglée et ses jumelles embuées par les embruns.  

Pour l’heure, l’océan est mauvais, le frêle esquif  essuie des tempêtes successives et pourtant l’équipage est encore  au complet à l’exception de Batho de sauvetage mal arrimée qui est  malencontreusement passée par-dessus bord tandis que Duflot telle une vague scélérate continue son travail de sape.

Les orages grondent, les Bretons majoritairement roses et qui ont en général le pied marin, renfilent les bonnets rouges face à cette écotaxe verte et nous rejouent la révolte du papier timbré tandis que les épargnants si peu épargnés par la pression fiscale se rebiffent.

Léonarda Dibrani, l’héroïne du moment, qui a supplanté dans le cœur des jeunes, Nabilla la ‘mademoiselle sans gêne du paf, récemment débarquée de la chaloupe est invitée à monter sur le radeau.

Mais elle s’y refuse sans sa famille, et l’équipage et son capitaine pourtant jamais avares d’actes de générosité, craignent pour la flottabilité de l’embarcation qui pourrait être mise à mal  par l’intégration du reste de la parentèle.

La froideur de l’hiver arrive, l’hypothermie guette les malheureux  qui souhaiteraient quitter le navire et déjà des mutins se dévoilent, Harlem le rebellâtre d’opérette, Bartolone le tweeteur qui ne veut pas perdre son âme, et Jean Baptiste placé aux première loges sur le quai qui les encourage à la désobéissance.

Mais si le radeau n’est pas exactement un pédalo, il dispose néanmoins d’une commande qui permet le rétropédalage dont usent et abusent son capitaine et les matelots agréablement surpris de constater que la marche arrière est plus efficace que la marche avant.

Sans doute ne se sont-ils pas rendu compte que c’est un phénomène qui se produit souvent quand on s’obstine à  naviguer à contre courant. Bien entendu, le pire n’est pas sur car il ne faut pas désespérer Solferino.

L’histoire n’est bien entendu pas écrite d’avance, et l’on souhaite malgré tout bon vent et bonne fortune de mer au commandant et à son équipage mais on ne peut que songer à ces vers fameux de Victor Hugo :
Oh ! Combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !